Angélus

Saint-Emilion, Bordeaux, France

Angélus
Angélus

1 Mazerat Ouest

33330 Saint-Émilion

France

+33(0) 5 57 24 71 39

Château Angélus Premier Cru Classé de Saint-Emilion

Tout savoir sur le Premier Grand Cru Classé A, Château Angélus situé sur l’appellation Saint-Emilion Grand Cru.

Sur les plus grandes marches du podium des grands vins de Saint-Emilion.

Situé dans un site béni des dieux – un amphithéâtre naturel - sur la côte sud et le pied de côte sud à moins de 800 mètres du village de Saint-Emilion, le tout dominé par les trois églises de Saint-Emilion, le château Angélus inspire la quiétude et la prière. Son nom n’est évidemment pas sans rappeler qu’en ces lieux, sonnait matin, midi et soir, l’Angélus. Les cloches rythmaient ainsi la journée de travail des hommes et des femmes qui, à l’écoute des cloches, s’arrêtaient de travailler pour quelques prières et recueillements spirituels. Rien d’étonnant à ce que ce symbole ait été très tôt la marque distinctive d’Angélus sur ses étiquettes avec son célèbre carillon au centre de l’étiquette.

Angélus : 8 générations au service d’un cru de renom.

Angélus, c’est une famille. Les de Boüard de Laforest. Des travaux généalogistes, ceux d’un recteur de l’Académie de Caen et historien, Michel de Boüard de Laforest, attestent la présence dans le bordelais de la famille de Boüard de Laforest dès 1544. Tout démarre avec Georges Boüard, Bourgeois et Jurat de la ville de Bordeaux. Mais ce n’est qu’à la fin du XVIIIème siècle, précisément en 1782, que Jean de Boüard de Laforest (un garde du corps du Roi) s’installe à Saint-Emilion. Puis sa fille, Catherine Sophie de Boüard de Laforest, s’installe à son tour en 1795 sur le vignoble de Mazerat, propriété de son mari, Charles Souffrain de Lavergne. Puis au début du XXème siècle, Maurice de Boüard de Laforest hérite du domaine. C’est à cette période qu’un enclos de 3 hectares est ajouté en 1920. Cet enclos se nomme l’Angélus. Légué à ses fils en 1945, Jacques et Christian de Boüard de Laforest, la famille poursuit l’œuvre du père et des générations précédentes. En 1954, la propriété s’agrandit jusqu’à atteindre en 1985, plus d’une vingtaine d’hectares. Dès lors, Hubert de Boüard de Laforest (fils de Jacques) prend la direction du domaine, rejoint en 1987 par son cousin Jean-Bernard Grenié (le gendre de Christian), puis enfin par sa fille, Stéphanie de Boüard-Rivoal (8ème génération), qui en 2012, va occuper le poste de directrice générale puis de Présidente Directrice Générale d'Angélus, rejointe en 2016 par son cousin Thierry Grenié.

Château Angélus : un tournant avec son statut de Premier Grand Cru Classé « A ».

Le premier classement décennal de Saint-Emilion en 1955 promeut Angélus comme Grand Cru Classé de Saint-Emilion. A cette époque, il n’a pas encore rejoint les classés « B » tels qu’aujourd’hui avec les châteaux Canon, Canon-La-Gaffelière, Figeac, La Gaffelière, Beau-Séjour Bécot, Beauséjour, Bélair-Monange, La Mondotte, Larcis-Ducasse, Pavie-Macquin, Troplong-Mondot, Trottevieille, Valandraud et Clos Fourtet.

Mais ce n’est qu’au classement de 1996 qu’Angélus accède à la catégorie « B » du classement des Premiers Crus Classés de Saint-Emilion. Consécration absolue, Angélus atteint la très convoitée catégorie « A » du classement en 2012 (tout comme le château Pavie), rejoignant ainsi les châteaux Cheval Blanc et Ausone, récompensé ainsi des efforts fournis par la famille de Boüard, de 1955 à 2012. Durant toutes ces décennies, la famille va œuvrer pour qu’Angélus occupe une place de choix sur l’échiquier mondiale des vins iconiques, réussissant à allier tradition et modernité tant dans les vins que dans l’outil de travail au service d’un terroir bien né. Hubert de Boüard, œnologue diplômé, va mener une politique ambitieuse.

L’harmonie des lieux, subtil mariage de tradition et d’innovation.  

Hubert de Boüard et son cousin Jean-Bernard Grenié insufflent un vent de renouveau pour Angélus en amorçant, dès 2012, d’imposants travaux architecturaux. Ces derniers vont durer deux ans. Le but : qu’Angélus retrouve de sa superbe en veillant bien à respecter la tradition, conservant ainsi l’équilibre architectural et l’histoire des lieux.  

La façade du château va être repensée, avec de nouvelles pierres de taille pour être réhaussée afin d’obtenir du volume. A l’origine, le bâtiment était relativement plat. Ces travaux dotent la façade principale de toitures en forte pente (avec des tuiles plates de récupération de plus de 200 ans) et d’un campanile équipé de deux grandes cloches (l’Emilion et l’Angélus) enrichies d’un carillon de 18 cloches. Le résultat est saisissant et d’une esthétique remarquable. L’ouvrage a été confié à Jean-Pierre Errath, un ancien ingénieur des bâtiments de France et les travaux effectués par l’expertise des compagnons du devoir. Inauguré au printemps 2014, cette nouvelle façade renoue ainsi avec la spiritualité d’antan des lieux.

Mais Hubert de Boüard ne s’arrête pas là. La tradition retrouvée et réincarnée doit aussi s’inscrire dans la durée avec un futur où sera optimisé l’outil de travail. Une quête perpétuelle de qualité comme d’innovation pousse la famille à repenser son cuvier, comme elle l’a d’abord fait pour son chai puis pour son second vin lancé en 1987, le Carillon d’Angélus. Celui-ci, s’inspirant des installations high-tech du château La Fleur de Boüard (en AOC Lalande de Pomerol) est depuis 2019 doté d’un cuvier et d’un chai (avec toit végétalisé) sur plus de 4 400 m2. Mais Angélus a bel et bien besoin d’un nouveau chai de vinification plus adapté à une politique parcellaire encore plus accrue, parcellaire constitué par chaque parcelle du vignoble. C’est donc l’architecte Olivier Chadebost (du cabinet bordelais Chadebost Créations) qui va s’y coller. Le mot d’ordre : beauté, esthétique et technicité. Un cuvier gravitaire à deux niveaux équipé de cuves tronconiques, inversées et suspendues. Le tout est pensé pour limiter les manipulations sur les raisins encuvés, donc fini l’usage des pompes, place à l’économie des manipulations intempestives. Un tel outil doit permettre de gagner en précision, en complexité et en élégance des vins. 

Un terroir argilo-calcaire propice à réaliser des vins d’exception.

Côté vignoble, Angélus s’inscrit donc dans une sorte d’amphithéâtre naturel constitué d’une côte et d’un pied de côte sud de l’appellation. Cet environnement est idéal pour la maturité des raisins puisque les températures chaudes de l’été s’y concentrent pour favoriser la précocité des maturités des raisins. L’argile et le calcaire jouent ici leur rôle respectif : l’argile garantit une présence d’eau nécessaire lorsque les étés sont secs et le calcaire, amenant aussi de la fraîcheur, donne aux cépages cette touche inimitable de fraîcheur et de droiture dans les vins. Le Cabernet Franc (46% de l’encépagement), star en ces lieux sur le pied de côte, se plait sur ces sols argilo-calcaires. Le Merlot (cépage essentiel de l’identité de la Rive Droite de Bordeaux) aime plus les zones argileuses, sur la côte. L’ensemble de 39 hectares de vignes est parfaitement drainant et évite ainsi à la vigne d’avoir les pieds dans l’eau par forte pluie et préserve, en période de cycle de maturation du raisin et de pré-vendanges, le raisin de tout risque d’éclatement des baies : un aspect essentiel pour obtenir en toute circonstance, des baies concentrées avec des peaux riches en anthocyanes (pigments rouges), autrement dit en couleur.

Le vin d’Angélus, promesse de fraîcheur et de profondeur aromatiques.  

Si les vins d’Angélus étaient déjà connus à la fin du XVIIIe siècle, c’est peut-être l’année 1959 qui donna un coup de projecteur particulier sur les vins et la propriété. En effet, à l’occasion de la visite en France de la reine d’Angleterre, Elisabeth 2, l’Elysée acheta des bouteilles d’Angélus. Une telle exposition ne pouvait qu’accentuer la notoriété du cru.

Que se soit dans les années mythiques, exceptionnelles, très bonnes ou plus accessibles, les vins de château Angélus font toujours preuve d’amplitude, de profondeur, de richesse aromatique avec une sensation de caresse et de longueur en bouche. Du grand art.

Angélus élabore aussi depuis 1987 un second vin, qui au fil du temps, est devenu un vin à part entière, au point d’avoir son propre chai à l’extérieur de Saint-Emilion depuis 2019. Carillon d’Angélus, en appellation Saint-Emilion, est issu d’un assemblage variable de Merlot, de Cabernet Franc et de Cabernet Sauvignon. Elaboré avec le même soin que le premier vin, ce vin n’en est pas moins complexe. On aime ce vin pour son caractère aimable, velouté avec une expression aromatique toujours éclatante et généreuse.

Il est à noter aussi l’existence d’un autre vin, plus accessible dans sa prime jeunesse et permettant d’attendre patiemment Angélus et Carillon d’Angélus. Il s’agit du N°3 d’Angélus, un vin à forte dominante de Merlot (entre 80 et 90%). Ce vin, tout aussi soigné que les deux autres, est en appellation Saint-Emilion.

Les grands millésimes d’Angélus:

1945-1947-1949-1953-1959-1961-1975-1981-1982-1985-1988-1989-1990-1992-1995-1998-2000-2005-2009-2010-2015-2016-2018-2019-2020-2022

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