Massereau

Bordeaux, France

Massereau
Massereau

6, La Pachère

33720 Barsac

France

+33 5 56 27 46 62

Château Massereau, Grand vin de Sauternes, Graves et Bordeaux Supérieur

Découvrir le château Massereau dans le sauternais et ses vins de Grave, de Sauternes et de Bordeaux supérieur.

En matière de vitiviniculture, il n’existe de fatalité que celle du manque de qualité, voire de vérité à la vigne comme dans les vins. A Massereau, on a compris sur ces 11 hectares d’un beau terroir cette exigence et c’est avec une grande exigence et beaucoup de sportivité que les frères Chaigneau, famille de tennismen, remportent en 3 sets gagnants un match important vers une reconnaissance méritée.

Un véritable challenge en forme de compétition de l’excellence.

Sur la commune et l’appellation de Barsac - l’un des grands fiefs des vins liquoreux médiatisés en Gironde avec Sauternes -, c’est au lieu-dit « La Pachère » que Jean-François et Philippe Chaigneau peuvent exprimer sur 11 hectares, leur talent avec une dextérité bien affichée. Ce petit coin de paradis vert et jaune, au pays de l’or en bouteille, jouxte le Ciron : ce confluent de la Garonne, abrité par les arbres, à l’origine des célèbres brumes matinales bienfaitrices sur les appellations girondines liquoreuses. Un détail de la nature - botrytisant dans la noblesse, le sémillon et le sauvignon - dont la propriété sait parfaitement tirer profit dans un « Barsac maison » : le « M » du château Massereau. Ce flacon liquoreux mais non sirupeux, obtenu avec une patience déconcertante, - par cueillette des baies botrytisées à 100%, au stade rôti (jusqu’à 12 tries à la vigne selon le résultat souhaité) - est épuré, droit, très équilibré et d’une race aromatique infinie. Un vin de rêve, subtil et de haute couture, rivalisant sans complexe avec les seigneurs de l’appellation. Un Barsac né de ces sols ocres si particuliers à l’appellation ; en fait, des parcelles de sablo-calcaire sur roche mère calcaire. Ce calcaire affleure à certains endroits et assure minéralité comme finesse au nectar - pour ne pas dire de la longévité des vins - quand la vigne et le raisin s’épanouissent dans des conditions optimales. En tout cas Ici, on a décidé de s’y employer sans jamais se dérouter de ce cap.

Les frères Chaigneau ont accepté de relever un véritable challenge sur ces terres rouges de Barsac, un terrain de jeu favori pour ces deux anciens sportifs maniant avec brio la raquette sur la terre battue. Car ici, depuis le millésime 2000, c’est en famille – avec parents et grands-parents - que l’on s’adonne à la compétition viticole (non sans fair-play) et que l’on pratique avec passion, sans faire semblant, une viticulture de l’extrême au sein d’une adorable propriété de 21 hectares qui n’est autre qu’un ancien domaine du XVIème siècle des Ducs d’Epernon. Une viticulture marquée par le refus des idées reçues et des vins standards. Et cette habileté témoignée, c’est la quête absolue de l’excellence, en évitant autant que faire se peut la contre-performance d’un millésime banal.

Accoucheur de vins naturels : un pari « fou » mêlé de forte tradition sans passéisme.

Philippe (responsable marketing et commerciale de la propriété) et Jean-François (œnologue de formation et des expériences de vinifications à Saint-Emilion, Pomerol et dans le Médoc) ne sont pas des novices en la matière. Leur envie de gérer une propriété en prônant une vitiviniculture respectueuse de l’environnement - le tout au profit de la terre préservée, du bien-être des pieds de vignes et du raisin - ne date pas d’aujourd’hui et ne s’inscrit pas dans un effet de mode. D’ailleurs ici, on refuse toute mode et toute étiquette qui mènent au piège de la caricature. Au point de « mettre les points sur les I » en nuançant, à juste titre, la culture biologique, la lutte raisonnée, le bio et la biodynamie. Pour ne pas être taxés de faire du mercantilisme facile, de manquer de rigueur dans l’élaboration des vins dits « bio » ou d’ésotérisme – des domaines où la nuance et la prudence mériteraient parfois plus de parole – les frères Chaigneau privilégient le bon sens : la culture biologique. Une culture du préventif qui protège, avec homéopathie, la vigne des maladies en évitant précisément tout traitement phytosanitaire qui dégrade à force les défenses immunitaires de la vigne et du raisin. Une logique poussée jusqu’au chai – où tout a été équipé - en évitant toute chaptalisation, acidification, collage et filtration (du moins très légère)… Un travail d’orfèvrerie en somme. Et l’on peut dire que cette équipe de choc, ce duo charismatique que forment Jean-François et Philippe sait manier les outils à l’ancienne pour réveiller un terroir aux qualités profondes. Il n’y a qu’à voir le plaisir, dans l’effort, ressenti par ces deux-là lorsqu’ils arpentent leurs vignes, ou pressent à l’ancienne durant 14 heures, chaque baste avec le pressoir en bois à cliquet – une pièce rare aujourd’hui – pour faire transpirer le botrytis de 120 l de jus d’or : un or qui deviendra le «M » de Massereau. En fait, plus qu’une lettre, une empreinte de la qualité, une véritable marque qui trouve sa place sur des marchés de niche, sur les tables les plus exigeantes que compte l’Hexagone et l’Europe. Loin du folklore, de la mise en scène, c’est une scène de la vie viticole non romancée, non artificielle qui se joue devant nos yeux.

Une politique efficace et lucide par une segmentation des marchés.

Faire parler au naturel, la terre et le raisin, aussi bien dans le petit millésime que dans le grand à très grand, approfondir la qualité en travaillant toujours les sols, en choisissant de faibles rendements, en se fixant d’aller toujours plus loin quel qu’en soit le sacrifice ou le coût, c’est un comportement qui ne fait pas toujours l’unanimité mais c’est l’éthique de la vigne et de la vinification qu’ont choisie Philippe et Jean-François. Pour y arriver, trois appellations leur permettent d’exercer leur talent de sélectionneur des meilleurs parcelles et raisins. Une attitude méritante qui trouve son illustration à différentes phases, dégustation à l’appui, dans une gamme très élargie et rationnelle de vins qui possèdent chacun leur typicité (sur trois appellations) et leur âme. Et pour dénominateur commun entre tous : une expression qualifiée de sincère, d’authentique et de vérité, le tout dans un souci du détail extrême. Que ce soit le très sélect « M » de Massereau – issu d’un rendement incroyablement faible de 10 à 13 hl/hectare sur une parcelle de 1,20 ha - ou la cuvée « K » en Bordeaux Supérieur, fer de lance dans la gamme et qui ferait taire les mauvaises langues décriant la capacité de l’appellation ; ou bien le Graves rouge et le Bordeaux Clairet (atypique à plus d’un titre)…tous ces vins sont la preuve par le verre d’un savoir-faire rassurant, d’un engagement sans compromis dans la mission de produire des vins pour amateurs exigeants, voire très exigeants dans la grande restauration comme dans les marchés de niches porteurs pour ces vins de grande tradition sans manquer de brin de folie.

Les vins de Massereau, des flacons à forte personnalité.

Pour qui voudrait se persuader de la sincérité du métier et de la conception de la vigne et du vin extrême que pratique ce duo de choc, la dégustation des vins de la propriété reste l’attitude la plus concrète. L’envie farouche pour les deux frères de se démarquer – non parfois sans déranger les mentalités bien ancrées dans le sauternais - n’est possible qu’avec les prédispositions naturelles dont bénéficie allègrement leur vignoble. L’ensemble forme alors une formidable machine humaine à exprimer la qualité dans des Vins Naturels de grand caractère.

Les vins maisons couvrent une large gamme de sensations olfactives et gustatives dans la personnalité propre à chaque vin ou cuvée élaborée. La propriété produit le « K » de Massereau (AOC Bordeaux Supérieur), la cuvée traditionnelle (AOC Bordeaux Supérieur), le château Massereau (AOC Graves rouge), Massereau cuvée « X » (Vin de France) et le Clairet de Château Massereau (AOC Bordeaux Clairet), le Rouge éclairé (un Vin de France à base de Cabernet Sauvignon, de Merlot puis complété, selon les millésimes de 10% de Cabernet Franc et de Petit Verdot), la cuvée Lola (blanc sec. Enfin, dans une approche très haut de gamme et Premium, qui fait d’ailleurs l’objet d’un coffret nommé « Vibration », la propriété vinifie trois élixirs de tout premier choix, les cuvées Socrate, Eliott (Graves rouge) et « M » de Massereau (AOC Barsac-Sauternes).

Massereau cuvée « X » 2022

Cette cuvée a été produite pour la première fois sur le millésime 2011. A base de 60 à 70% de Merlot, de 20 à 30% de Cabernet Sauvignon, de 5 % de Cabernet Franc et de 5 % de Petit Verdot, la cuvée « X » est en Vin de France. Ce vin, vinifié en cuves ciments et élevé soit en barriques pendant 2 ans, soit en cuve si le millésime ne le permet pas, est un vin accessible, très fruité et qui offre beaucoup de gourmandise.  La bouche est caressante et fruitée. Un vin que l’on peut garder plus de 10 ans.

Massereau cuvée Eliott, AOC Graves

La cuvée Eliott est un vin en AOC Graves produit à très faible volume, 600 bouteilles, donc pour un marché de niche. Issu d’une sélection drastique des baies de raisins légèrement égrénées puis foulées à la main, avec un léger pigeage avant d’être directement mis en barriques, la cuvée est élaborée à 100% Petit Verdot. Ce cépage que l’on retrouve essentiellement dans le Médoc, se plaît à Massereau et provient de vieux pieds de sélection massale. Le vin est une pure merveille de précision et d’équilibre mêlant la fraîcheur aromatique et gustative à la puissance en bouche au niveau de la concentration et du volume du vin (poids de vin). Le nez, fait de tension olfactive, est complexe et se révèle très riche en arômes (dont les épices caractéristiques du cépage Petit Verdot) même s’il ne dit pas tout dans sa jeunesse. La bouche est sensuelle, ample, vive, ciselée et les tanins crémeux. Un vin de haute voltige taillé pour la grande garde : de 15 à 30 ans.

Massereau cuvée « K », AOC Bordeaux Supérieur

Ce vin incarne selon les propriétaires, l’âme du domaine et représente pas moins de 40 % de la production totale (soit 20 000 bouteilles environ). La cuvée « K » du château Massereau est un Bordeaux Supérieur élaboré à base de 25% de Cabernet Sauvignon, de 25% de Cabernet Franc, de 25% de Merlot et de 25% de Petit Verdot. Le vin est élégant, fruité à souhait, généreux et possède en bouche une structure aux tanins bien enrobés. Accessible dans sa prime jeunesse, le vin ne manque pas de pouvoir vieillir jusqu’à une bonne dizaine d’années.

Massereau cuvée « Rouge Eclairé », Vin de France

La cuvée « Rouge éclairé » du château Massereau est un Vin de France essentiellement produite à base de Cabernet Sauvignon et de Merlot mais peu aussi se voir adjoindre, selon la qualité du millésime, 10% de Cabernet Franc et de Petit Verdot. Ce vin est un rosé « gastronomique » par excellence et tire son « concept » du Claret (ce vin rouge léger si cher aux Anglais lorsque l’Aquitaine était anglaise). Autant dire, un Clairet ou Claret un peu atypique par rapport à d’autres vins de ce type dans la région issu d’une sélection parcellaire. Le vin subit une macération pelliculaire (ce qui lui donne sa densité) avec une fermentation et un élevage en barriques de 3 ans, durant lesquels le vin est régulièrement « bâtonné » sur ses lies pour éviter tout sulfitage. Agréable, gourmand et ample dans sa jeunesse, ce vin « rosé » est tout aussi bien taillé pour un peu de longévité (entre 5 et 8 ans) tout comme les rosés de gastronomie généralement plus denses, plus tanniques et plus corpulents.

Massereau cuvée « Socrate», AOC Graves

Ce vin somptueux est issu d’une sélection drastique de baies de raisins égrenées légèrement foulées à la main et entonnées directement en barriques neuves ouvertes, ponctuées de pigeage léger, le tout par gravitation. La cuvée « Socrate » du château Massereau est ensuite élevée de 20 à 24 mois en barriques. Son assemblage explique la complexité de ce vin qui n’est produit qu’à 2000 cols (bouteilles). A part égale, soit 20% de chaque, Cabernet Sauvignon, Cabernet Franc, Merlot, Merlot à queue rouge et Petit Verdot composent ainsi cette belle partition donnant un vin de Graves profond, dense, complexe, tendu avec un poids de vin en bouche impressionnant digne des crus classés du Médoc lors des grandes années à Cabernets. L’ensemble du vin est pur, racé et aristocratique. Une merveille !

Cuvée « M » de Massereau, AOC Sauternes.

Ce vin est tout comme la cuvée « Socrate » le flagship de la propriété. Depuis très longtemps, les frères Chaigneau nous montrent leur savoir-faire dans l’élaboration d’u liquoreux de toute beauté qui n’a jamais souffert de déséquilibre puisqu’affichant un équilibre gustatif des plus digestes. Ce vin n’est pas du sirop mais bel et bien un Barsac – Sauternes tranchant, comme on les aime, avec une tension et une fraîcheur déconcertantes à chaque millésime. La cuvée « M » de Massereau est faite par tries successives (cueillette grain par grain selon le stade de botrytisation des baies). En fonction des millésimes, ces tries successives peuvent représenter jusqu’à 12 passages dans le même rang de vigne. C’est dire le degré d’exigence des vignerons ici pour obtenir le graal : le stade « pourri plein, garant de pureté, de concentration aromatique et de fraîcheur gustative. Ce Barsac-Sauternes subit manuellement une presse dans un pressoir à l’ancienne, c’est-à-dire, un pressoir vertical et que l’on nomme « pressoir à cliquet. » L’assemblage de ce liquoreux de toute beauté fait entrer la Muscadelle et le Sémillon dans sa composition. Flatteur jeune, le vin n’en demeure pas moins éloquent avec « de la bouteille » ; autrement dit lorsque le vin a connu entre 10 et 15 ans de mise en bouteille. Naturellement, ce liquoreux ciselé, précis et aérien gagne en complexité avec bien plus d’années en bouteille si l’on sait l’attendre.

Les très grands millésimes du château Massereau :

1988-1989-1993-1997-1999-2000-2001-2003-2005-2007-2009-2010-2011-2014-2015-2016-2017-2018-2019-2020-2021-2022

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